Pas vu, pas pris...

Tant que M. Bill Gates n'avait pas fait entrer la petite souris informatique dans les chaumières de "Minitelistes" et "Consolistes", la contrefaçon de timbres n'était pratiquée que par quelques ingénieux personnages, dignes successeurs de M. Sperati...

Bill

Mais, depuis les années 80-90 et encore plus aujourd'hui, la technologie du binaire permet à de jeunes "Jedi" (qui n'ont rien de chevalier) de s'adonner à un sport bien peu recommandable : contrefacteur.

C'est "marrant", ce mot d'ailleurs, "contrefacteur" pour désigner un faussaire de timbres qui est, au sens propre du terme, contre le facteur, que celui-ci soit en vélo ou en cheval...

En effet, les technologies si parfaites des imprimantes et autres scanners autorisent des reproductions de dentelure suffisamment bien faites pour ne pas attirer l'oeil du philatéliste commun.


Et si, en plus, le papier et la gomme sont aussi bien effectués, seul un oeil avisé peut se méfier...

Il est possible, et conseillé, de comparer un timbre authentique surchargé avec son "frère" non surchargé. Cela évidemment lorsqu’un timbre devrait comporter une surcharge authentique et si son équivalent non surchargé est garanti authentique.

Observez, scrutez tout ce que vous pouvez sur le timbre avec une loupe (à grossissement x6 au moins) : les angles, la netteté (un faux timbre est souvent plus nettement imprimé qu’un vrai en raison des performances numériques actuelles qui, pour le coup, desservent le faussaire), la superposition de points de couleurs révèle aussi cette technique.

Il faut savoir aussi que la taille douce donne une impression informe sur un faux.

Sur un timbre "livré" avec un filet d’encadrement, ce dernier trop net est un indice défavorable aussi.

Enfin, trois conseils si je puis me permettre :

1) Ne pas croire au Père Noël ! Vous ferez de meilleures (et plus sûres) affaires sur des Ventes sur Offres (VO) de professionnels reconnus que sur des sites Internet bien connus.

2) Examiner vous-même ou faites vous aider pour cela votre tout nouveau timbre tout beau (en apparence en tout cas) ou celui que vous souhaitez acquérir.

3) Un timbre de grande valeur ne se vendra pas, s'il est authentique, une bouchée de pain (vous vendriez, vous, votre voiture cent fois moins que sa valeur ?).

Si le vendeur est sûr de son coup et vous de votre désir d'acheter, faites expertiser ce timbre. Vous ne perdrez pas d'argent à coup sûr. Et si le vendeur est honnête, il acceptera même de l'envoyer chez l'expert que vous souhaitez.

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