Histoires anecdotiques...

  Neuf ans après la Grande-Bretagne, le 1er janvier 1849, la France émettait, non pas sur les ondes, mais son 1er timbre poste, le célèbre Cérès 20 cts.

Tous les timbres qui suivirent, jusqu'aux "Napoléon III" et les timbres "aigles" des colonies de l'Empire français, furent gravés par la famille Barre, qui firent alors un tabac !

En effet, Jean-Jacques Barre, le père, grava les timbres Cérès (du n°1 Yvert et Tellier au 8A, tous parmi les plus cotés des timbres français).


Son fils, Albert-Désiré Barre, réalisa quant à lui ceux du Second Empire à l’effigie de Napoléon III (du n°9 au 35) ainsi que les timbres "Aigles".

La famille Barre se chargea aussi des premiers timbres grecs à l'effigie du dieu Hermès.

A l’instar de l’Autriche, la France implanta de nombreux bureaux postaux à l'étranger, notamment en Méditerranée orientale (dit "du Levant", en Turquie et en Grèce) mais aussi dans les Balkans sous le prétexte officiel de remettre en ordre les postes locales.

File:Timbre Mouchon Levant surchPiastre.jpg

En réalité, cela servait surtout les intérêts commerciaux français.

Au-delà de ces intérêts purement financiers, cela permit un certain développement de l'utilisation du timbre qui ne connut pas un développement immédiat : seulement 10% des lettres en France étaient affranchies en 1849 car, contrairement à l'Empire de Sa Majesté Victoria, la réduction du tarif postal en faveur du timbre n’avait pas encore été institué par les autorités.

Par ailleurs, sous Napoléon III, une lettre au tarif postal intérieur coûtait 20 cts tandis qu’en Grande-Bretagne, il était trois fois moins onéreux. De plus, ules les seules les lettres d'un poids inférieur à 7.5 grammes bénéficiaient d’un tarif postal réduit à 30 cts.

Des circonstances historiques pouvaient également modifier les pratiques postales...

Quelques années avant les ballons montés et autres boules de Moulins, dans les années 1866, le choléra et la peste frappaient une partie de l'Europe, dont la France.

Afin de contrecarre ces épidémies, les lettres comportaient parfois deux entrailles verticales de purification : afin d’éliminer les sources potentielles de choléra et de peste, les plis étaient entaillés puis fumigés ou trempés dans du vinaigre.

Quatre ans après, l’Empereur des Français fut fait prisonnier à Sedan et fut déchu l'année suivante.

Toutefois, à cause des troubles politiques et militaires qui régnaient en France, les timbres à l’effigie de Napoléon III continuèrent à être employés.

Les premiers timbres Cérès de la jeune IIIè République (n° 50 Yvert et Tellier) ne furent émis que le 2 septembre 1871.

L'Administration postale eut l'idée d'émettre des timbres Napoléon III surchargés afin de gagner du temps (et de l'argent) mais ce projet fut finalement abandonné.

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